Bonjour,
Je vous en parlais il y a quasiment un mois tout pile dans mon "Objectif 50%" - je continue à faire du tri dans mes possessions, et je me suis dit que ça pouvait être intéressant de voir ce que ça donne depuis le mois dernier. Documenter le processus, en quelque sorte.
Puisque je vous en parlais la dernière fois, autant commencer par les différents chantiers que j'évoquais :
Sur le front des vêtements, je n'ai pas particulièrement progressé (si on considère que j'ai acheté un pantalon et une robe depuis le mois dernier) - mais je constate quand même que mon nouveau système de rangement tient la route. Ce qui est déjà pas mal.
Sur le front des cosmétiques : j'ai la satisfaction immense d'avoir fini au moins 10 tubes différents depuis la dernière fois que je vous en ai parlé. C'est assez amusant d'aller sortir tous les options restantes et de se dire "maintenant, je vais prendre celui là".
Par contre, je ne progresse pas du tout sur ma collection absurde de sheet masks en tout genres (bave d'escargot, venin de serpent, ...). Je vais m'astreindre à en utiliser un par jour et normalement, je devrais en venir à bout dans moins de 3 ans. En dehors de ça, vu que je suis de retour au bureau - avec les merveilles de l'air recyclé - et qu'il commence à faire froid ce n'est peut être pas une si mauvaise idée que ça.
Les livres sont une toute autre affaire. Je dois avouer que je n'ai pas particulièrement dégraissé mes bibliothèques, même si de manière réaliste il y a 5 cartons remplis jusqu'au bord de livres de jeux de rôle en arrivage imminent. Vu que j'ai à peu près 7 bouquins qui sont arrivés depuis le mois dernier, j'ai un ratio qui n'est pas tout à fait optimal (dans la mesure où l'objectif reste de libérer de l'espace de rayonnage).
Par contre, pour tout ce qui concerne les bibliothèques de DVD j'ai réussi à réduire nettement la masse débordante en investissant dans deux trieurs qui ne me prennent qu'un étage (au lieu d'une étagère complète), donc 50% de l'espace est effectivement libre. Mission accomplie !
Je suis tombée sur des genres d'aberrations, en constatant l'ampleur des versions différentes d'un même objet que je peux avoir chez moi. Un peu aussi comme le sac rempli de vis que j'ai retrouvé et fait grandir
depuis que j'ai mis toutes les vis orphelines qui traînaient dans mes
étagères ou mes tiroirs. Ou les bougies encore intactes de différentes tailles (je n'ose même pas vous dire combien j'en ai en réserve tellement c'est excessif...), formes ou odeurs qui patientent dans un tiroir en attendant que ça soit leur tour d'échouer sur le coin de mon bureau. Je ne m'attaque pas encore à ma collection de mugs, parce qu'en vrai on en utilise quand même l'écrasante majorité et que c'est pratique d'avoir un grand fond de roulement.
Problème : Playne et son strong silent type boivent chacun 2 à 3 tasses de thé et d'infusion par jour, sachant qu'ils lancent une machine un jour sur deux et peuvent tenir 4,5 jours avant de devoir laver l'ensemble de la collection de mugs, calculez : le nombre de mugs sales au bout du 3e jour, le nombre de mugs total, la proportion de mugs perpétuellement sales, ... Vous avez une heure.
Dans mon effort de guerre contre le boxon, je me suis par contre frottée à un autre genre de possession, dont j'avais plutôt sous-estimé l'impact : les objets sentimentaux.
Par exemple, ma collection de perles qui a commencé quand j'avais 10 ans. Elles sont toutes fantastiques, évidemment, et je n'ai pas réussi à me résoudre à m'en séparer - ne serait ce que d'une partie. Ou mes peintures acryliques. Ou toutes les photos que j'ai pu prendre depuis que j'ai 11 ans (ce qui fait un sacré paquet). Ou mes journaux intimes, qui sont soit dit en passant hilarants à relire. Ou ma collection de badges et autres écussons qui furent un temps ornaient la bandoulière de mon sac de classe.
Il y a aussi quelques restes de "cadeaux" dont je ne sais pas forcément quoi faire : des sacs à main dont je ne me sers plus du tout, ayant opté pour une solution nettement plus simple; et quelques babioles.
Je constate que j'ai nettement moins de mal à me séparer d'objets pour lesquels ma relation avec leur donneur initial s'est détériorée que des objets offerts par des personnes que j'apprécie toujours aujourd'hui. Je n'utilise pas mon livre sur la vie d'une de mes arrières-grandes tantes tous les jours, ni mon livre sur la transformation d'un cochon en saucisses (véridique) - mais c'est des ouvrages que j'aime avoir chez moi.
C'est surtout une affaire d'équilibre, et la part raisonnable entre ces objets sentimentaux et ce qui est effectivement utile à conserver chez moi. Je ne suis pas encore satisfaite, mais je travaille à laisser partir certains de ces objets. C'est parfois dur de se dire qu'on met loin le dernier objet qui reste de telle ou telle personne, ou qu'on se sépare du dernier lien matériel qu'on a pu avoir. Mais ça fait du bien, aussi.
51%, c'est un peu l'extra-mile qui continue de faire la différence. Puisque j'ai du mal à voir les progrès que je fais en la matière - le prisme se déforme très rapidement une fois qu'on a enclenché le processus, puisqu'on finit par tout regarder comme le prochain départ potentiel - j'ai décidé de faire une liste et de la coller sur les placards de ma cuisine (sur celui que j'ouvre souvent parce qu'il y a des bonbons à la menthe dedans). Rayer et cocher des cases, ça aide. A peu près autant que de voir le résultat final avec des surfaces planes vides, si ce n'est plus.
Peut-être que ça ressemble à un état d'avancement Windows 97, mais j'avance.
La suite au prochain épisode !
- Playne.
lundi 6 octobre 2014
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