vendredi 10 avril 2015

Rééquilibrage alimentaire.

Bonjour, 

Avec un titre aussi évocateur, vous pouvez vous douter qu'en ce moment, j'essaie d'influer sur ma nourriture. Même si je pense que je pourrais parfaitement vivre avec quelques kilos en moins, ce n'est pas vraiment pour entrer dans un bikini en taille zéro que je me suis lancée dans l'aventure. 

Il y a peu, j'ai été obligée de faire un constat pas franchement agréable. Mon alimentation de végétarienne était trop grasse, ne contenait pas assez de fibres, et ne me permettait pas d'avoir assez d'énergie : je m’écroulais de manière systématique à 11h et à 17:30. Le coup de barre, le coup de mou et l'effet digestion en début d'après-midi ce n'était pas vraiment un combo gagnant. 

Une visite chez le médecin plus tard, j'étais décidée à prendre les choses en main. 

Très bien. Mais une fois que j'avais dit ça je n'étais pas franchement plus avancée sur la façon de procéder. Par quoi commencer ? Pour quoi faire ? 
L'objectif de ma démarche est double : manger mieux - et manger moins. 
Pour arriver à cette idée, il m'a fallu quelques semaines et je pense que la formulation ne permet pas de saisir la subtilité de l'objectif. Globalement, je veux être en meilleure santé, ce qui passe par un effort actif sur ce que je mange. 

Du coup, ne sachant pas vraiment sous quel angle attaquer j'ai commencé par faire une liste. On ne se refait pas... J'ai donc noté en vrac tout ce que j'aime manger. Et qui est un produit brut. Les mac and cheese ou autres cup noodles n'ont (malheureusement) pas le droit de cité. Le citron vert, les olives, le céleris et les oranges, si. 

Une fois cette liste établie, je me suis dit que mon alimentation n'était pas particulièrement variée - ce qui explique aussi probablement mon peu de motivation quand il s'agit de confectionner de quoi se sustenter. Pas que je n'aime pas cuisiner, je n'ai pas forcément d'inspiration et je finis par me rabattre sur des poncifs de pâtes/riz et une vague protéine. Inutile de dire que les fruits et les légumes arrivaient par pure coïncidence dans mon assiette. Une planche de salut est du coup de varier ce que je mange, et surtout de changer ma configuration de base. 

La substitution est le principe que j'essaie d'adopter depuis maintenant 3 semaines.
Plutôt que d’éradiquer des groupes entiers d'aliments et de mettre à la poubelle la moitié des placards sous prétexte que la pâte à tartiner aux noisettes n'est pas bonne pour la santé, j'opte pour une meilleure option. Je dois dire que pour le moment, un petit tas de dattes ou de pruneaux m'enchante moins qu'une pile de biscuits au chocolat. Mais j'arrive maintenant à me réjouir de grignoter des fruits, ou des carottes crues avec du houmous à la place de la brioche/nutella au bureau. Ce qui est déjà un progrès. Pour le manger mieux, on y est presque.

Pour le manger moins, c'est une autre paire de manches. Je grignote quand je m'ennuie, quand je suis toute seule, quand je suis triste et je sais que d'aller piller le placard est un réflexe de compensation quasiment familial. Je n'ai pas encore trouvé la parade, j'expérimente avec différentes techniques. Changer d'assiette (passer du grand format au format dessert), bien ranger mon assiette (tout disposer de façon plaisante à l’œil), ne plus se resservir. 

Je pense que de tout ça, ce qui marche le mieux est encore de faire appel à ma vision globale.
 
Si vous vous souvenez de mon bel agenda flambant neuf, j'ai réussi à trouver une utilité quotidienne à l'objet. Il me sert de journal de nourriture en quelque sorte. C'est assez amusant à relire, je trouve. Je me souviens mieux des moments où je balance dans le superflu - facilement repérables car ils ne sont pas notés avec un repas "normal". J'en profite pour tracer mon nombre de verres d'eau, et voir aussi si j'atteins le litre 1/2 d'eau par jour. Inutile de dire que sur trois semaine, j'ai envie de chanter "Génération déshyyyyydratée, tout les verres d'eau, à côtééééé". 

Ceci est un petit déjeuner.
J'avoue que ça me fait plus rêver que les flocons d'avoine...

 Le chemin est encore long, à mon humble avis. Mais rien que de savoir que je m'attelle à la problématique de la malbouffe est un début d'action. Et pour le moment, je suis à -1,7 kilos sur la balance, ce que je trouve extrêmement enthousiasmant - au vu de mon rythme de vie on ne peut plus sédentaire ces temps-ci.  L'expérimentation continue ! 

Bon week-end !

- Playne.

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