Comme annoncé dans l'épisode #1, je me suis dit que j'allais continuer à partager les effets de la méthode KonMari, avec un peu d'utilisation du nouvel espace histoire de dépasser la phase de lune de miel où tout est rose et merveilleux.
Après avoir constaté que la méthode KonMari était d'une efficacité absolument redoutable pour mes vêtements, et que les effets sont apparemment durables dans le temps (presque un mois, et à part quelques jours où ma veste traîne sur le dos de la porte ou qu'une pile atterrit sur mon escalier, on est à 90% de rangement !), je me suis lancée dans la suite des opérations.
Soit dit en passant, j'ai aussi investi dans un système de tiroirs, nettement plus pratique et surtout très agréable à l’œil.
| Je pense qu'il manque encore un tiroir, mais on s'approche un peu trop de l'obsession... |
En deuxième position dans la liste de Marie Kondo on trouve les livres. J'avoue avoir sacrément grincé des dents en arrivant à cette section. J'ai toujours aimé lire, et ma consommation de livres est plutôt dans une moyenne haute (en moyenne 1 livre par semaine de travail, variable le week-end, excessif en vacances). Du coup, c'est souvent la crise du logement et j'ai souvent des piles de livres dans mes étagères parce que je n'arrive pas à me résoudre à faire plusieurs rangées, parce que je sais que si je commence ça va finir par tomber. Littéralement.
J'ai toujours eu la chance d'habiter dans des endroits avec de grandes étagères (parfois jusqu'au plafond), et les ennuis ont commencés quand j'ai déménagé dans mon actuelle batcave. Au départ : aucune étagère, quelques mois plus tard, le tiers (!) de la collection que j'avais emmenée avec moi tenait péniblement dans deux étagères Billy, sans autre forme de procès. J'ai donc dû apprendre le concept de "si tu en rajoutes et que c'est déjà plein, on finit par avoir un problème".
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| Au bout de 10 minutes, je me suis dit que ça allait être folklorique. |
L'étape de la méthode KonMari qui consiste à vider les étagères et à rassembler tous les livres au même endroit est particulièrement ... difficile.
Je me suis rendue compte que nombre de mes livres ne résidaient pas dans mes étagères du salon : il y avait une pile excessivement grande (une cinquantaine de livres au bas mot) planquée entre mon bureau et ma table de nuit, un paquet de livres non lus cachés dans mes papiers administratifs, et des livres oubliés dans un coin de la cuisine. J'avais aussi réussi à constituer une pile conséquente au pied de l'une des étagères, rendue invisible par la proximité du canapé.
Faire l'expérience de l'étalage est à la fois douloureux et un peu déprimant : déjà, physiquement c'est très impressionnant, et intellectuellement c'est parfois un peu désagréable de constater que des livres que j'ai parfois achetés il y a plus de six mois dormaient dans un fond de placard. Le pire dans l'affaire étant que j'avais totalement oublié leur existence. Impossible de savoir d'où ils venaient, quand j'avais bien pu les acheter ou pourquoi je m'étais dit que j'allais lire ça.
Passé la panique initiale de "le sol de mon appartement en entier est recouvert d'un tapis de livres et je ne peux plus marcher" je me suis attaquée au tri.
Comme la dernière fois, j'ai touché chaque livre, et j'ai contemplé si oui ou non il m'apportait de la joie. Le plus dur a sans doute été de me séparer de livres que j'avais acheté mais jamais lus et que je gardais pour "plus tard" ou pire encore pour la personne que je ne suis carrément pas.
| Vue du dessus : impossible d'avoir un panorama complet. |
En vérité, j'aime les livres de développement personnel ou d'organisation une fois par an, et je n'ai pas vraiment envie de lire une méthodologie de sociologie pratique. Même si les sujets m'intéressent, de penser "je devrais vraiment lire ça, ça fait sérieux" ou "c'est vraiment nul de ta part de n'avoir jamais lu Mintzberg en entier, alors que tu trouves ses modèles fascinants"est vraiment culpabilisant et me donne un grand sentiment de gâchis. Certains sont donc partis, et je me sens un peu plus légère.
J'ai fait l'erreur d'en garder quelques uns en me disant que maintenant que j'ai fait le tri, j'ai plus de place pour les voir et donc avoir le réflexe de les lire. Force est de constater que dame Konmari avait raison, et que je ne les ai pas plus envie de m'y plonger, d'autant plus que j'ai de très bons romans dans les tuyaux en ce moment. Du coup, la pile de livres à donner/vendre a finalement pris des proportions nettement plus dantesques qu'initialement prévu. Ce qui est pas mal, c'est que j'ai de la place pour grandir et surtout des perspectives nettement plus engageantes quant à la solidité de la construction. Mine de rien (gisement épuisé comme dit Gaston Lagaffe) j'ai pu ainsi libérer (déliivreeeer) 4 étagères complètes, et environ un mètre carré d'espace au sol en éliminant toutes les piles excédentaires.
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| La pile des livres qui vont me quitter après de bons et loyaux services. |
Maintenant, je me rend compte que je suis nettement plus critique avec les livres que j'achète et que je conserve. A chaque fois, je me pose la question, après l'avoir lu de : "est ce que je le rachèterais aujourd'hui ?". Si la réponse est "Oui ! 100 fois oui !",s'il ne me paraît pas indispensable et vital de le conserver, je me demande à qui je pourrais le prêter ou l'offrir (enfin si le livre est encore en état de fonctionnement). Nombre de mes récents achats ont fini par continuer leur chemin hors de la maison, après des heures de bons et loyaux services !
Reste à voir si comme pour les vêtements on arrive à une solution pérenne à long terme : affaire à suivre !
Parmi vous, qui a déjà testé la méthode KonMari ?
- Playne.


Bonjour,
RépondreSupprimerJ'ai déjà mis en place le système Konmari dans ma commode, mais pas dans l'armoire pour les pulls et pantalons. Pouvez-vous me dire où vous avez trouvé votre système de rangement à tiroirs.
Cordialement,
Amélie
Bonjour Amélie,
SupprimerJe l'ai trouvé chez Muji ! Il s'agit en fait de plusieurs tiroirs qui s'empilent, la "collection" s'appelle PP.
Très bonne journée,
Playne.