Voilà ce qu'il me reste, en substance, de ma soirée d'hier. Et un très très gros mal de cervicales, probablement un des pires de ma carrière - j'ai la désagréable impression que le torticolis va durer quelques jours. C'est la première fois que ça m'arrive, mais j'ai réussi à me courbaturer des muscles dans le dos à force de donner de la voix.
A Night With Machine Head, était apparemment la promesse donnée pour cette tournée. En toute simplicité, comme ils savent si bien le faire. Après quelques rebondissements niveau salle (Bataclan...), reprogrammation, annulation, le concert sold out a fini par gagner le Trianon.
C'était la première fois que j'y mettais un pied, et en dehors du fait que l'endroit est très joli, j'ai trouvé que le lieu se prêtait excessivement bien à l'ambiance de la soirée.
Militaires armés à l'entrée, fouille au corps, personnel de sécurité omniprésent (quand on sait où regarder) - les séquelles des attentats de novembre et le souvenir du Bataclan est encore omniprésent. Et c'est aussi ce qu'on ressentait dans la salle : heureux d'être en vie, heureux d'être là et de partager ce moment. Robb Flynn, comme à son habitude dans son petit speech de milieu de concert, l'a évidemment souligné - avec une grande justesse. Il a remercié le public parisien d'être toujours courageux, de continuer à venir voir de la musique live et a fini par lâcher - alors que mon voisin commençait à se moucher - qu'il commençait à larmoyer un peu.
L'émotion était présente, donc - et constituait l'introduction parfaite à Darkness Within, une chanson sur la musique qu'on écoute "pour oublier ou pour se souvenir"...
Au delà de la séquence émotions, Machine Head existe depuis 22 ans. Et c'est un set très bien équilibré entre les différentes périodes, avec des touches de leur nouvel album, des chansons devenues des classiques, et si ma mémoire est bonne une chanson qu'ils n'avaient pas joué en live depuis au moins une dizaine d'années.
Sans surprise, la soirée s'est ouverte (après une petite musique d'ambiance tout à fait de saison et qui me réjouit toujours, un bon vieux Diary Of A Madman) sur la chanson d'intro par excellence : Clenching The Fist Of Dissent.
Et après, c'était parti pour quasiment 3h d'un show qui dépotait sévèrement.
Dans l'ordre, ça donnait :
- Clenching The Fist Of Dissent
- Beautiful Mourning
- Now We Die
- Take My Scars
- Left Unfinished
- Locust
- From This Day
- Ten Ton Hammer
- This Is The End
- Desire To Fire
- The Blood, The Sweat, The Tears
- Darkness Within
- Bulldozer (crushes aaaaall!)
- Killers & Kings
- Davidian
- Descend The Shades Of Night
- Now I Lay Thee Down
- Imperium
- Aesthetics Of Hate
- Game Over
- Block
- Halo
Po, po pow.
Ce que cette liste ne reflète pas, c'est les deux solos - plutôt longs - de guitare et de batterie livrés respectivement par Phil Demmel et Dave McClain (que j'ai trouvé excessivement en forme) - et le fait qu'il y a eu deux rappels (ou en tout cas deux pauses qui ont permis au groupe de souffler un peu). Je dois dire que l'énergie du groupe, certainement galvanisé par le feedback de la salle était incroyable hier soir.
Tout était parfait : le son, l'ambiance, la setlist (en même temps, je suis d'une objectivité crasse sur la question...) et les jeux de lumières. Le rythme était juste, on en a pris plein les yeux, et les rares effets de fumée étaient vraiment bien dosés. Le lancer de confettis sur Halo, si ma mémoire est bonne - j'ai du mal à discerner les moment tellement le show était fluide, était un moment de pure poésie - renforcé par le côté intimiste du Trianon.
Je pense que c'était le concert d'une vie, ou pas loin.
\m/
- Playne.
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire