Comme tous les matins, histoire de ne pas me rendormir sur
mon canapé avec la satisfaction du hamster repu de sommeil, j’écoute la radio.
Ce matin, puisque c’est lundi : tout allait de travers. Une avalanche de messages néfastes, avant même d’avoir eu le temps de prendre une douche, ça fait commencer la semaine sous le son de la révolte.
Ce matin, puisque c’est lundi : tout allait de travers. Une avalanche de messages néfastes, avant même d’avoir eu le temps de prendre une douche, ça fait commencer la semaine sous le son de la révolte.
Je ne sais pas si vous l’avez vue, mais la vidéo de la
présentation de Pénélope Bagieu sur le racisme dans la pub met aussi l’accent
sur quelques autres gags sexistes (quitte à y aller…).
La femme ni-ni qu’elle décrit, si c’est la quintessence des représentations pourries, c’est aussi l’absence de vie. Je vous la conseille chaudement, parce que c'est à la fois simple et percutant. Parenthèse terminée, je reprend le récit de la journée.
La femme ni-ni qu’elle décrit, si c’est la quintessence des représentations pourries, c’est aussi l’absence de vie. Je vous la conseille chaudement, parce que c'est à la fois simple et percutant. Parenthèse terminée, je reprend le récit de la journée.
Pourtant, ça avait bien commencé. J’avais une couette
confortable, un pyjama doux, et un mug de thé à la main. Le flash info se
déroule comme d’habitude, jusqu’au premier crash qui me fait bondir du canapé.
Le chargé du flash information ne se sent plus. Il nous parle d’une brève :
l’invention d’un soutien-gorge qui permettrait d’empêcher les femmes de manger,
car une étude a prouvé que la prise de poids se fait à cause de l’anxiété. Et
le commentateur de lâcher un genre de « celles qui sont préoccupées par leur
poids, c’est à dire toutes les femmes ». Dans mon énervement, je n’arrive
pas à retrouver la formulation exacte.
Parce que oui, faudrait pas être grosse non plus.
Déjà, avant midi, je trouve que ça fait un peu fort. Particulièrement
quand on se rend compte qu’il n’y a pas d’émission animée par une femme le
matin, et que globalement sauf erreur de ma part il y a peut être cinq ou six
femmes qui me causent dans le poste de radio – dont seulement trois qui ont
leur propre émission. Bref.
Et ensuite, c’est le pompon. Certes, je suis parfois un peu
dubitative quand au choix musicaux opérés dès le matin mais là, j’en manque de
m’étrangler avec mon thé. Une chanson jugée fantastique par beaucoup, mais qui
moi me sort par les yeux, un titre du groupe La Femme qui parle de Moulinex.
Quand il s’agit de messages du genre, même si – je l’espère – ça a été écrit au
second degré, je fais une overdose.
Ma partie préférée « moi j’aimerais tellement pouvoir abandonner mon moulinex, devenir unisexe ». Et le meilleur bout « Pour savoir cracher / Fumer toute la journée / Marcher tout en sifflant / Porter des pantalons ».
Ma partie préférée « moi j’aimerais tellement pouvoir abandonner mon moulinex, devenir unisexe ». Et le meilleur bout « Pour savoir cracher / Fumer toute la journée / Marcher tout en sifflant / Porter des pantalons ».
J’ai peut être le féminisme épidermique, mais la supériorité
de l’être « unisexe » (puisque c’est bien connu, pour pouvoir exister
la femme est soit …une fille, contrôlée par son père. Ou doit … se comporter comme
un homme), dès le matin : c’est trop.
Et malheureusement, ce n’est pas la faute « desmédia »,
ça impliquerait qu'ils aient une conscience propre...juste qu’on laisse passer des trucs comme ça. C’est insidieux, constant, et
usant. Et les histoire de bave de crapauds et de colombes, passée la seconde tonne de bave - ça englue les ailes.
Bonne journée comme on dit dans mon bureau, bonne soirée dans la réalité, et un vent de révolte.
Playne.
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