Histoire de fêter ma soutenance de thèse, la fin de ma vie d'étudiante, ou juste parce qu'on m'y a traînée je suis allée à la piscine à midi.
J'ai la chance d'avoir une piscine quasiment au pied de la tour dans laquelle je travaille. Ladite piscine est plutôt du genre spacieuse, éclairée par une verrière - et donc de la lumière naturelle. Soit dit en passant, la lumière naturelle, j'y suis très sensible. Probablement parce que je suis végétarienne et que j'ai besoin d'UV pour réussir ma photosynthèse.
En bonne parisienne, ce qui m'exaspère à la piscine, c'est les autres.
L'odeur du chlore qui reste sur la peau et les cheveux, la peau qui tire quand elle sèche, le maillot mouillé et la serviette à faire sécher dans l'open space, le bonnet de bain qui tire les cheveux...on peut composer avec. Les gens qui s'obstinent à nager devant et derrière vous, parfois en vous doublant en plein milieu de la ligne, qui prennent 3 heures à se laver alors que vous avez froid dans le courant d'air et que vous iriez bien sous la douche chaude... c'est déjà plus compliqué.
Un ami qui est un grand nageur m'avait parlé d'un autre genre de contrariété, le coup de "je peux nager avec vous" ? Pour le coup, je dois avoir l'air suffisamment féroce avec mon bonnet de bain et mon masque qui me mange la moitié du visage, puisque ça ne m'est pas arrivé souvent d'avoir un type insistant qui veut absolument nager. Je vois mal en quoi c'est supposé créer du lien social ceci dit, à moins de signer sous l'eau peut être.
Ceci étant dit, même si ça m'arrive de coller des coups de palme à ceux qui nagent dans mon sillage, j'adore aller à la piscine. J'avais un assez bon niveau quand j'étais nettement plus jeune, et j'arrive toujours à faire 50m en papillon sans me noyer ou me démettre une épaule. Il y a quelque chose qui me calme dans le fait de nager, d'étirer ses muscles, de devoir maîtriser sa respiration. En général, quand je sors, je suis à peu de choses près la zénitude personnifiée.
Bon, maintenant je l'avoue : j'ai des courbatures qui commencent à pointer leur nez. Pas que j'y sois allée comme une grosse brute, mais j'ai essayé d'activer mes muscles et de faire travailler mon coussin abdominal (oui, coussin, pour l'instant c'est loin d'être une ceinture). La période de fin de thèse - début d'activité professionnelle ayant fait que le sport était un but tout à fait secondaire de ma vie, ça faisait bien 1 mois et demi que je n'avais pas bullé à la piscine.
Voyant plein de dames en position quasiment assises dans l'eau, en train de pédaler avec application à coups de palmes; je me suis dit que j'allais essayer.
Un conseil : à moins de vouloir à tout prix lutter pour la musculature de vos abdominaux/fessiers, épargnez-vous ça. Particulièrement si vous bossez dans un open space, et que donc les étirements de fessiers sont considérés comme inadéquats.
J'ai essayé de me trouver une salle de libre pour étirer tout ça, mais j'avais à peine eu le temps de m'étendre une jambe qu'il fallait déguerpir. Ceci dit, j'avais eu la présence d'esprit d'avoir mon téléphone à la main histoire de me donner une contenance au cas où.
J'ai finalement réussi à limiter les dégâts en me contorsionnant un peu sur ma chaise (discrètement, en priant pour que personne ne revienne plus vite de la pause déjeuner), et en buvant à peu près 3L d'eau.
Sur ce, je vous remet la chanson. Clairement, ça s'impose : je retourne nager jeudi.
Cordialement,
Playne.
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