Bonjour,
Parmi les grandes résolutions que j'évoquais l'autre jour, j'ai décidé d'augmenter ma dose d'activité physique. Après étude de la question, je me suis dit qu'après tout 50 minutes de vélo par jour ne pouvaient que me faire du bien.
J'ai donc dépoussiéré et ressorti mon vélo du local dans lequel il dormait depuis quasiment un an jour pour jour. Premier constat : mes pneus sont ramollos. Une bataille acharnée avec une pompe inadéquate plus tard j'ai deux pneus vaguement gonflés. J'avais oublié à quel point pédaler sur des pneus aplatis est une épreuve pour les gambettes, à moins que cela ne soit juste l'effet des courbatures (2 séances de piscine à mon actif).
Lorsque je roule, j'ai un superbe casque :
Sublime. Et du meilleur effet avec ses stickers.
Blague à part, après avoir été aux premières loges d'un accident impliquant des rebonds de cycliste et un camion - je pense que c'est absolument indispensable. Enfin, non négociable en tout cas, même si cela me vaut d'être la risée de mes petits camarades de bocal.
Après une semaine de pratique intensive, je suis en mesure de dire que j'ai nettement amélioré ma technique :
Déjà, j'ai nettement moins mal aux jambes qu'au début, moyennant des étirements consciencieux.
Mais surtout, j'ai trouvé un itinéraire moins dangereux que celui que je prenais au départ pour effectuer mon trajet domicile-travail. Enfin, moins dangereux c'est relatif - mais au moins je m'épargne quelques grandes artères et surtout je dois rouler dans moins de couloirs de bus.
Pas qu'ils soient les plus dangereux, les taxis qui veulent absolument foncer pour arriver en premier ...au feu rouge sont pas mal non plus. Les piétons sont une autre affaire : entre le fait de traverser de manière intempestive au milieu de la route, et ceux qui vous regardent dans le blanc de l’œil l'air de dire "je m'en fiche que le feu soit rouge, je suis en train de traverser donc tu vas t'arrêter". Trois types de danger, donc.
Après avoir constaté qu'en fait, mon chemin de retour est légèrement plus long qu'à l'aller, j'ai surtout percuté qu'il était aussi nettement plus pentu. Je dois faire de la grimpette : le premier jour, ça va. Le deuxième, un peu plus doucement et à la fin de la semaine j'en suis à faire la danseuse pour ne pas perdre le rythme. Ma douce mère sur son vélo électrique a également constaté que ça montait : elle a dû faire trois mouvements supplémentaires.
Faire du vélo dans Paris, c'est surtout un bel apprentissage de la patience. Être à vélo au milieu des voitures, c'est plus ou moins se promener tout nu dans un chamboule-tout géant. Je met un point d'honneur à faire deux choses : respecter les feux rouges (même s'il n'y a personne), et laisser passer devant tout ceux qui veulent me doubler. Quitte à aller vraiment doucement, je préfère être en retard et en vie que plus jamais à l'heure.
Se mettre dans cet état d'esprit, ça implique de ne pas faire la course avec les feux de signalisation (le "si je pédale plus vite je peux passer au feu orange"), ni avec personne d'autre sur la route d'ailleurs. Mais surtout ça implique de prendre son temps, pour pouvoir être réellement en alerte et ne pas laisser ses pensées se tourner vers autre chose que le guidon. Au sens littéral, avoir le nez dans le guidon me fait arriver plus zen au bureau, mais surtout plus zen chez moi le soir. Là où je faisais des tours de pâté de maison pour m'aérer et me déconnecter du boulot, j'arrive un peu gluante mais surtout détendue.
Autre avantage non négligeable : on partage nettement moins sa sphère intime avec de parfaits inconnus.
Vous avez déjà testé le vélo en ville ?
- Playne.
lundi 25 août 2014
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