jeudi 27 février 2014

Obsolescence programmée.

Avec un titre comme ça, vous avez certainement une bonne idée du sujet que je vais aborder aujourd'hui. Comme près de 80% des Français, je possède un ordinateur. Et depuis mes 18 ans, j'en ai consommé un certain nombre...

1 ordinateur tous les 1,5 ans selon les estimations. Ce qui fait quand même un gros paquet, je trouve. Dans l'ordre, le premier est mort de sa belle mort, le jour où le disque dur a décidé que non il ne démarrerait plus et que le monde était trop cruel. Le deuxième est également parti dans un "gnonks" évocateur au démarrage.
Le troisième était l'un des plus rageants, parce qu'il a décidé non seulement de mourir à un moment tout à fait inopportun (mon premier mémoire) et de ne pas avoir l'élégance de conserver toutes mes données. Inutile de vous dire que le gag s'est aussi reproduit au moment de mon mémoire de Master 2.
J'y ai échappé pour ma thèse professionnelle, heureusement ... mon PC de l'époque était mort quelques mois plus tôt. Il ne faudrait pas perdre les bonnes habitudes, hein.

Il y a des jours comme ça, où tout est mal engagé. Où on se prend un gadin monumental à l'entrée de la tour au bureau et où par maladresse on constate que le dernier PC en date a fait un vol plané hier. Le verdict vient de tomber, même après une chute de 5 mètres de haut (un étage, quoi) et une pirouette qui l'a laissé dans cet état, les entrailles de la bête sont toujours intactes !
Oh, le beau pet' au casque...

Comprendre : je n'ai pas perdu mes données (yaaaaaay !).
Pour le coup, je suis assez admirative de la résistance de la chose. Quand j'ai entendu le bruit de la chose sur le plancher mon premier réflexe était de me dire "Bon, pour les disques durs, j'ai plus d'adaptateurs". Parce que oui, à force d'avoir le hardware qui lâche en partie, j'ai une collection de disques durs externes absolument démentielle.

Le point commun entre toutes ces morts plus ou moins naturelles, c'est que c'est systématiquement à la fin de la période de garantie (qui ne s'applique bien évidemment pas aux chutes, ni aux verres d'eau) que les disques durs ont décidé de clamser. Sinon, c'est pas rigolo, bien évidemment.
Le constat s'applique aussi aux téléphones portables.
Si mon fidèle Nokia 3310 pouvait passer une fois par mois à la machine à laver et s'en remettre, la moindre chute est fatale aux smartphones actuels. A voir le nombre de gens avec un écran fissuré dans le métro, je me dis que je ne suis certainement pas la seule à avoir une coordination œil-main un peu défaillante.
Le fait est que c'est rageant cette histoire d'obsolescence programmée. D'une part parce que souvent on remplace des objets qui marchent parfaitement bien, et d'autre part parce que quand elle est délibérée (et que par exemple la batterie de votre ordinateur fond littéralement le lendemain de la fin de garantie, entraînant dans sa fusion le reste de l'objet) on en devient rageur et démuni.
De plus, ça contribue un peu au sentiment de gâchis permanent qui accompagne le mode de consommation dans lequel je suis pour le moment.

En attendant d'aller acheter une nouvelle dalle, je vais voir ce que ça donne de passer quelques temps sans ordinateur à la maison. Je vais peut être craquer et commencer à tourner en rond, la bave aux lèvres. Ou, plus probablement, je vais lire, et écouter des CDs au lieu de lancer de la musique en ligne quand j'écris ou autre. Ce qui va certainement se passer, c'est que je vais faire un saut le plus rapidement possible à Montgallet pour sauver mon précieux cordon ombilical d'Internet.

Sur ce, bonne journée.

Cordialement,

Playne.

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