vendredi 16 mai 2014

Déviance et norme.

Bonjour,

Histoire de bien finir cette semaine sur une note parfaitement sérieuse, et vu que je me prends des commentaires plus ou moins désobligeants de mes petits camarades depuis ce matin, j'ai décidé de vous parler normes et déviance. Bim, comme ça !
La norme, c'est plus ou moins ce qu'on définit comme étant "normal". C'est le point de référence, à partir duquel on définit, par opposition, ce qui n'est pas dans la norme.
En règle générale, diverger de la norme n'est jamais une bonne nouvelle - car le comportement "déviant" qui en découle est perçu comme une menace.
Il peut faire l'objet d'une stigmatisation ou, dans le meilleur des cas, d'un grincement de dents conformiste un peu rageux.
La déviance n'est pas forcément mauvaise, soit dit en passant. Elle peut parfaitement consister à simplement être en marge, ou à tendre vers un idéal différent.
C'est essentiellement une affaire de comportement. Sans regard de l'autre, il n'y a pas de norme, et en conséquence il est délicat d'adopter un comportement perçu comme déviant. Et parfois, c'est très bien d'être déviant. La preuve en image.

Aujourd'hui, je suis déviante.
J'ai un comportement qui n'est pas parfaitement aligné avec ce qui constitue la norme là où je suis. N'ayant pas de rendez-vous, j'ai pris la liberté d'appliquer le concept de "casual friday" et d'arriver effectivement pas en tailleur aujourd'hui. Graaaaave erreur. Je n'avais jamais fait spécialement attention à la question, puisque je suis d'ordinaire habillée très dans les conventions en vigueur dans la profession, mais c'est hilarant à observer quand ce n'est pas le cas.
Majoritairement parce que la réaction est à la fois immédiate, épidermique, et totalement disproportionnée (il n'y a pas mort d'homme, quoi).

La réaction prend plusieurs étapes :
  1. Le "regard plumeau" : haut - bas - bas - haut - devant - derrière - de loin - en coin.
    On détaille plus ou moins subtilement la tenue et le comportement d'un œil brillant de colère.
  2. La moue : dégoût, étonnement, le coin de la lèvre qui se soulève imperceptiblement, le sourcil qui décide de rejoindre la racine des cheveux.
    Particulièrement intéressante à observer, même si ça donne surtout envie de prendre une photo pour la montrer à celui qui déforme ses zygomatiques.
  3. Le corps qui cause : on s'adosse au mur, on tourne le dos.
    Il ne faudrait pas qu'on m'associe à ce comportement tout à fait non normal, vite, une parade !
  4. Les vocalises : plus ou moins faites pour être entendues distinctement discrètes, les questions rhétoriques, ou les chuchotements désapprobateurs.
    "J'aurais pas osé" (dixit robe moulante en cuir). La paille et la poutre.
Pourtant, je les aime bien ces chaussettes ...
(En vrai, c'est le futal à coupe large qui défrise)
 Sur ce, je vous souhaite un bon week-end,
Sociologiquement vôtre,

Playne.

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