mercredi 10 septembre 2014

Saines lectures #9 : You Can Buy Happiness (And It's Cheap) de Tammy Strobel

Bonjour,

Avec un titre comme ça, vous vous doutez bien que je ne pouvais qu'être piquée par la curiosité en voyant ce titre dans une note de blog sur un de mes nouveaux sites préférés.



Mon scepticisme naturel marchait pourtant à fond les ballons parce que quand on s'arrête uniquement à la couverture, on peut se dire qu'il s'agit d'un ouvrage un peu léger. Jusqu'à ce qu'on se penche sur le sous titre : "How One Woman Radically Simplified Her Life and How You Can Too", qui donne vraiment le ton de l'ouvrage. On est donc à mi-chemin entre l’essai autobiographique, le témoignage et le bouquin de développement personnel.

A la lecture de l’introduction, je me suis dit que ça partait bien. « Rethinking normal », repenser le normal. Qu’est ce qui est un style de vie « normal » ? Aux Etats-Unis, normal est synonyme d’endetté structurellement, et de travailler pour rembourser ses cartes de crédit tout en dépensant probablement au dessus de ses moyens. Le moment clé pour Tammy a été une vidéo, qui lui a permis de se dire qu’il était grand temps de changer sa manière de vivre. Ce qui est intéressant, c’est qu’on est dans une philosophie proche du minimalisme – et qu’au travers de sa propre histoire et des témoignages Tammy Strobel illustre parfaitement la façon dont les évènements se sont déroulés.

Elle retrace les deux dimensions des changements qu’elle a opérés : la dimension matérielle, et la dimension humaine.

Quand je dis dimension matérielle, il faut comprendre ça presque comme « prosaïquement ». C’est presque avec candeur qu’elle soulève des questions comme « dois-je vendre ma bague de mariage qui me rappelle systématiquement une époque révolue de ma relation avec mon mari ? » ou de garder des lettres d’un membre de sa famille datant de son adolescence.
D’avoir un exemple qui permet de se projeter et de se dire : si je décide de vivre différemment, de posséder moins de choses et de me concentrer sur d’autres parties de ma vie, voilà ce à quoi ça peut ressemble je trouve ça non seulement rassurant, mais aussi très rafraîchissant.

J’en arrive du coup au pendant de la dimension matérielle, la dimension humaine. Qui est mine de rien l’élément sous-tendant la première dimension, même si on a tendance à l’oublier. L’auteure nous emmène avec elle dans son cheminement de pensée, et souligne ce que je considère être comme « les bonnes questions » : notre relation aux objets, à la possession, aux choses, à l’endettement, l’argent, le travail mais surtout nos relations aux autres.

Le livre est structuré en trois parties, vous m’excuserez les traductions approximatives – traducteur, c’est un métier - : le paradoxe des choses/objets (The Paradox Of Stuff), trouver son bonheur par une vie plus simple (Finding Hapiness Through Simple Living) et acheter le bonheur (Buying Hapiness). En prenant un peu de recul, ces trois parties ne sont pas segmentées et racontent en fait une histoire, un cheminement et une foultitude d’anecdotes qui rend le bouquin très agréable à lire et très vivant.

Si vous êtes en pleine réflexion métaphysique sur ce que vous voulez faire de votre vie, si vous venez/allez/comptez déménager, je ne peux que vous recommander de jeter un œil au bouquin.

- Playne.

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