Bonjour,
Avec un titre comme ça, vous vous doutez bien que je ne pouvais qu'être piquée par la curiosité en voyant ce titre dans une note de blog sur un de mes nouveaux sites préférés.
Mon scepticisme naturel marchait pourtant à fond les ballons parce que quand
on s'arrête uniquement à la couverture, on peut se dire qu'il s'agit d'un
ouvrage un peu léger. Jusqu'à ce qu'on se penche sur le sous titre : "How
One Woman Radically Simplified Her Life and How You Can Too", qui donne
vraiment le ton de l'ouvrage. On est donc à mi-chemin entre l’essai
autobiographique, le témoignage et le bouquin de développement personnel.
A la lecture de l’introduction, je me suis dit que ça partait bien. « Rethinking
normal », repenser le normal. Qu’est ce qui est un style de vie « normal » ?
Aux Etats-Unis, normal est synonyme d’endetté structurellement, et de
travailler pour rembourser ses cartes de crédit tout en dépensant probablement
au dessus de ses moyens. Le moment clé pour Tammy a été une vidéo, qui lui a
permis de se dire qu’il était grand temps de changer sa manière de vivre. Ce
qui est intéressant, c’est qu’on est dans une philosophie proche du minimalisme
– et qu’au travers de sa propre histoire et des témoignages Tammy Strobel
illustre parfaitement la façon dont les évènements se sont déroulés.
Elle retrace les deux dimensions des changements qu’elle a opérés : la
dimension matérielle, et la dimension humaine.
Quand je dis dimension
matérielle, il faut comprendre ça presque comme « prosaïquement ». C’est
presque avec candeur qu’elle soulève des questions comme « dois-je vendre
ma bague de mariage qui me rappelle systématiquement une époque révolue de ma
relation avec mon mari ? » ou de garder des lettres d’un membre de sa
famille datant de son adolescence.
D’avoir un exemple qui permet de se projeter
et de se dire : si je décide de vivre différemment, de posséder moins de
choses et de me concentrer sur d’autres parties de ma vie, voilà ce à quoi ça
peut ressemble je trouve ça non seulement rassurant, mais aussi très
rafraîchissant.
J’en arrive du coup au pendant de la dimension matérielle, la dimension
humaine. Qui est mine de rien l’élément sous-tendant la première dimension,
même si on a tendance à l’oublier. L’auteure nous emmène avec elle dans son
cheminement de pensée, et souligne ce que je considère être comme « les
bonnes questions » : notre relation aux objets, à la possession, aux
choses, à l’endettement, l’argent, le travail mais surtout nos relations aux
autres.
Le livre est structuré en trois parties, vous m’excuserez les traductions
approximatives – traducteur, c’est un métier - : le paradoxe des choses/objets
(The Paradox Of Stuff), trouver son bonheur par une vie plus simple (Finding
Hapiness Through Simple Living) et acheter le bonheur (Buying Hapiness). En prenant
un peu de recul, ces trois parties ne sont pas segmentées et racontent en fait
une histoire, un cheminement et une foultitude d’anecdotes qui rend le bouquin
très agréable à lire et très vivant.
Si vous êtes en pleine réflexion métaphysique sur ce que vous voulez faire de votre vie, si vous venez/allez/comptez déménager, je ne peux que vous recommander de jeter un œil au bouquin.
- Playne.
mercredi 10 septembre 2014
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