Bonjour,
Mes goûts en matière de lecture ressemblent certainement à mes goûts en matière de musique : plutôt éclectiques. Aujourd'hui, j'ai décidé de vous parler d'un petit bouquin (enfin, selon mes standards un livre de poche c'est un petit bouquin) que j'ai dévoré à vitesse grand V la semaine dernière.
Derrière ce titre étrange se cache un livre encore plus étrange. En règle générale, quand je commence à lire quelque chose je sais rapidement si ce que je lis me plaît ou non. Là, je pense que j'ai attendu la fin du livre avant de décider qu'effectivement il me plaisait. Étant donné que je ne lis pas l'Allemand, je ne pourrais pas vous dire deux mots (en dehors de "tortue", "choucroute", "s'il vous plaît" et "merci") sur la qualité de la traduction.
Par contre, je peux vous en dire plus sur cet univers aussi étrange que fascinant.
L'histoire commence avec une affaire de tapis de cheveux. Penché sur son ouvrage, un tisseur s'épuise les yeux et la santé à réaliser l’œuvre d'une vie. On passe à un autre personnage, puis un autre, puis un autre. Au travers de ces différentes trajectoires, 17 chapitres quasiment indépendants, se dévoile un univers très particulier. Je ne saurais pas décrire ça autrement que par soap opera, mélangé à de la SF classique, mélangé à un peu de post-apo. Le fil conducteur, si vous me pardonnez le parallèle un peu facile, est le concept de tapis de cheveux - tissés pour l'Empereur tout puissant, dont les rumeurs disent qu'il n'est plus éternel.
La narration est très, très intéressante et l'auteur parvient à maintenir une forme de suspense tout au long de l'histoire - sans qu'on puisse réellement s'attendre à ce qui va se passer ensuite. Je ne sais pas si c'est la
structuration en chapitres/narrateur ou les différents styles adoptés
qui font l'originalité de la narration et a fortiori du livre entier.
Entre cérémonies, culture, intrigues et sphères d'influence, le livre se dénoue sur quelque chose de tellement anecdotique que c'en est presque comique. Enfin, si comme moi vous appréciez l'humour noir et/ou britannique vous allez jubiler à la fin du roman.
J'étais dans le train quand je l'ai fini, et j'ai pouffé pendant cinq bonnes minutes sous le regard perplexe de mes voisins qui regardaient la couverture du roman avec un peu de perplexité.
Sous ce titre énigmatique se cache une vraie pépite, qui ne paye pas de mine au premier abord. Argument supplémentaire pour y jeter un œil : 314 pages, donc ça se lit vite. Par contre, je suggère de ne pas sauter de chapitre, ça vous forcerait à revenir en arrière pour récupérer les billes de compréhension cachées dans chacun des chapitres.
Bonne lecture !
-Playne
mercredi 3 septembre 2014
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