jeudi 7 novembre 2013

L'attaque de la moufette.

Bonjour,
Étant donné que j'y passe une partie de ma vie, je me suis dit que je pouvais lui consacrer une catégorie. Mon ami l'open space. Il ne s'agit malheureusement pas d'une autre histoire animalière, car je suis persuadée que les moufettes ne peuvent pas être considérées comme des animaux de compagnie.
Il y a quelques jours je vous parlais des tropiques...et bien figurez-vous qu'une nouveauté secoue mon microcosme.

La chaleur, j'avais fini par m'y faire. Enfin, j'ai réussi à trouver une solution vestimentaire adéquate et socialement acceptable. Et je m'accroche à la bombonne d'eau comme un paresseux à sa branche (c'est dire si c'est vital). La meilleure parade consistant à se réfugier aux toilettes, seul lieu épargné à la fois par la chaleur, mais aussi par ce qui va suivre.

Depuis quelques jours, un autre désagrément de la vie en communauté agite le collectif d'humains postés à mon étage.
L'odeur.
Une odeur terrible, quasi-pestilentielle d'ailleurs. 
Aux mauvais esprits qui pensent à une panne de ventilation, je dis non : une grève de l'hygiène corporelle n'a pas non plus été actée pour protester contre les températures trop élevées.
Le fait est que dans le couloir (qui dessert la sortie, les toilettes, et qui permet de se déplacer sans déranger tout le monde ... ou presque) ça sent plus que pas bon. J'en ai eu les yeux qui ont pleuré la première fois, et ayant l'odorat développé - je suis persuadée que j'aurais pu faire une carrière de nez en parfumerie - je n'ai pas réussi à m'y faire.
Visiblement, ça dure depuis plusieurs jours et la parade actuelle, en dehors de retenir sa respiration quand on passe dans le couloir, a consisté en un pschiit aux notes vaguement fleuries.
Inutile de vous dire qu'en plus de mal complimenter l'odeur mi égout, mi putréfaction de rongeur, les odeurs de fleurs n'ont pas résolu la problématique. Pour une raison qui m'échappe, seules les grilles de ventilation ont été affectées par ce mal soudain - heureusement sinon l'odeur nauséabonde soufflerait directement sur nos têtes.



Les parades sont assez savoureuses. En dehors de l'éternel enthousiasme lié au matin et au départ de la couette, cette odeur semble influer sur le climat de l'autre côté de la cloison. On se presse, et on appréhende le moment où il faudra se déplacer. Donc on évite autant que possible de passer dans le couloir, et on ouvre et on ferme les portes à côté des personnes qu'on apprécie moins.

Le règne de la terreur olfactive est déclaré.
Bon, j'exagère, évidemment. Mais bon, quand des clients viennent passer une journée en formation je trouve que ça fait désordre. Ceci dit, de laisser le problème exister pendant plusieurs jours me paraît aussi un peu surprenant.
En droit du travail, il existe un droit fantastique : le droit de retrait. Qui ne s'applique qu'en cas de danger grave et imminent, pas vraiment en cas de puanteur dans les bureaux. Mais quand même.

Sur ce, je vais aller m'accrocher des sapins désodorisants aux oreilles.

Bien à vous,

Playne.

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