mardi 26 novembre 2013

L'Empire contre attaque.

Bonjour,

Travailler dans un open space, ça a des inconvénients bien connus, mais ça peut avoir aussi des avantages. Le seul auquel je sois vraiment sensible, c'est la vue.
Enfin, la perspective, parce qu'il faut que je fasse le chien de prairie pour voir ce qui se passe au delà de ma cloison.

La logique du cloisonnement a repris ses droits sur l'open space et mon côté du plateau grince des dents depuis ce matin : une cloison mince est en train d'être posée.
La raison officielle, c'est la réduction du bruit. L'officieuse, c'est à mon avis qu'on commençait à sourire aux personnes de la BU d'en face. Il ne manquerait plus qu'on aille leur parler, ou pire échanger sur les dossiers qu'on peut avoir en commun.

Un véritable cataclysme en perspective, donc. Il fallait bien un mur pour rappeller les limites de la coopération, quand même.
Blague à part, je trouve ça un peu dommage. Majoritairement parce que ça va me boucher la vue, et que je pense que ça entravera la belle lumière du soir dont je profite tous les jours.

Cela étant, c'est intéressant de voir qu'on aura tenu presque 3 mois avant de recréer des barrières entre les différentes équipes. Puisque chacun défend son territoire bec et ongles, essayant de se préserver un semblant d'espace vital, je suis étonnée de voir que l'affrontement aura été officieux aussi longtemps. Je suis curieuse de voir la réaction des chefs à plumes face à l'érection de ce semi-mur, dont ils risquent d'apprendre l'existence une fois que la chose sera montée.

En attendant, il n'y a que la structure qui encadre un pan de vide. Au point de vue symbolique, c'est presque plus évocateur qu'une cloison pleine.

Sur ce, je retourne jouer avec mon tableur excel.

Bien à vous,

Playne.

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