lundi 25 novembre 2013

Tout est dans l'attaché-case.

Bonjour,

Histoire de bien commencer la semaine, je vais vous parler d'une mésaventure amusante qui m'est arrivée la semaine dernière.
Mercredi, pour être précise.

Malade comme un chien, j'ai renoncé à contaminer tout l'open space et me suis donc rapatriée chez moi pour continuer ma journée au chaud et au calme.
Après ma conférence téléphonique du matin, j'embarque donc de saines lectures, mon ordinateur professionnel, le chargeur, la souris, et tout le tintouin. Me voilà donc chargé comme une mule, avec une gastro qui me fait tanguer l'estomac.
Évidemment, ça n'a pas loupé, à peine sortie du métro : paf.

Et là, alors que j'étais tranquillement en train de me vider les tripes dans la poubelle verte transparente avec mon attaché-case pesant à la main j'entends deux personnes âgées commenter la discussion en toute discrétion à haute et intelligible voix.
- "C'est l'alcool. Déjà, à cette heure... c'est terrible madame".
- "Non, je pense que c'est le crack. Il n'y a que ça qui les fait tenir."




Avant que j'aie pu protester, les deux harpies étaient parties.
Je peux vous dire qu'un épisode comme ça, ça vous donne le ton de la journée. Rétrospectivement, à part aller vomir sur leurs chaussures vernies, j'avais une marge d'action tout à fait réduite. Mais ça me questionne quand même un peu.
Juste parce que je renvoyais tous les signes distinctifs de la jeune cadre dynamique (l'attaché-case, le tailleur, l'air vitreux), j'étais nécessairement droguée. Comme dirait l'un de mes amis : "Propre".
Personnellement, je trouve ça un peu inquiétant : le travail est-il devenu indissociable des stimulants divers et variés du genre plus ou moins légaux ? Sans, est ce qu'on peut encore être suffisamment performant ?
Visiblement, non.

Sur ce, je vais boire un coca.

Bon lundi !

Playne.

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