Bonjour,
Histoire de ne pas changer de mes bonnes habitudes, mon titre est ô surprise un titre de chanson que j'aime bien. Celle ci pour être précise.
C'est le genre de chanson qui me reste en tête, et qui a la particularité d'avoir été écoutée en boucle pendant 10 jours d'affilée quand je l'ai découverte. Oui, quand j'aime, je ne compte pas le nombre de fois où la touche "Repeat 1" reste enfoncée.
Aucun rapport avec mon idée du jour, ceci dit.
Depuis que je suis adulte (comprenez depuis avant-hier, où j'ai reçu ma première vraie fiche de paie), j'ai passé un cap. C'est certain. Et dans 5 ans, je ferais une crise de la trentaine. Et dans 15 une crise de la quarantaine, et ensuite une crise de la cinquantaine. Et histoire de faire bonne mesure, une crise de la soixantaine et une de la soixante-dizaine.
On fait pas un peu des crises pour tout et n'importe quoi ?
Je peux entendre que dans une société où être un homme, jeune et bien portant soit la situation "idéale" on aie la trouille de flipper...mais d'aller jusqu'à la crise.
En y réfléchissant, j'ai été très calme quand j'ai fait ma crise d'adolescence. J'écoutais du métal dans ma chambre, je claquais beaucoup les portes, je portais des New Rocks et j'avais fait des trucs un peu crétins à mes cheveux. D'ailleurs, je trouve encore aujourd'hui que le vert est une couleur fantastique pour ma chevelure parce que ça complimente bien mon teint. Et que le bonnet totoro est à la fois chaud et très élégant.
Pas de drogues, pas d'alcool, globalement assez peu de sorties pour revenir à l'aube. Rétrospectivement, je me dis que ça aurait pu être infiniment pire. J'aurais pu me faire tatouer des absurdités sur la peau, ou avoir développé un alcoolisme plus que mondain, ou avoir un sérieux problème d'addiction.
Dit comme ça, ça a l'air un peu ennuyeux peut être.
Le fait est que cette première crise est plutôt bien passée, et j'ai toujours mes New Rocks pour les jours où j'ai un coup de pompe (see what I did there ?). Le métal, ça m'est resté, parce que fondalementalement ça me rend terriblement heureuse.
Qu'est ce que je vais bien pouvoir trouver si je dois faire une crise de la trentaine ?
Parce que là, je suis un peu à cours d'imagination. Je vois mal pour quoi je pourrais me rebeller aujourd'hui, ou pourquoi d'ailleurs.
J'ai l'impression que c'est l'époque, en plus : les ruptures, les nouveaux départs, les déménagements, ... de quoi en faire une crise : peut être pas. Dans l'incertitude, ce qui nous pousse encore certainement c'est la conviction qu'on peut anticiper et planifier un peu. Ou se mettre d'accord sur des grands buts ou de grandes envies.
Au final, c'est certainement une histoire de façon d'appréhender la vie.
Hier, ma grand mère (qui n'est pourtant pas du genre sentimental) m'a dit que j'avais beau être sensible, j'avais "an iron backbone". Pas toujours facile de s'y tenir, mais je pense qu'entre mon moi adolescente et mon moi actuelle il y a un sacré bout de chemin.
Je n'ai pourtant pas changé de quartier, je ne mange toujours pas de viande, et j'ai les cheveux maintenant aussi longs. Le changement majeur c'est ma façon d'appréhender la vie, j'ai des certitudes - ou à défaut des convictions - et surtout j'ai un paquet de questions à résoudre. De là à ce que ça dépasse le stade de la mauvaise passe, il y a quand même -je trouve - un grand pas à franchir.
Laissons les crises à l'économie, c'est lundi.
Bien à vous,
Playne.
lundi 4 novembre 2013
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