Après une pause d'écriture liée à...
J'ai bossé la semaine dernière, et étonnamment - j'étais nettement plus détendue.
Peut être parce que j'étais encore en phase de digestion des repas de Noël divers et variés, et que comme un anaconda au soleil j'avais juste envie de roupiller en attendant que ça passe.
Mais surtout parce que c'était les vacances.
Et qui dit vacances dit, quand on travaille, dit bureaux dépeuplés et ambiance de détente. Les gradés ne sont en général pas là, et d'un plateau d'open space à 80 personnes on passe à une fine équipe qui ne dépasse pas les 10 péquins - toutes business unit confondues.
Le mieux dans tout ça, en dehors du fait qu'on peut faire des trucs qu'on ne fait pas autrement (ranger ses papiers, s'occuper de sa mutuelle, tout ça) c'est qu'on peut se concentrer.
Pas le genre de concentration rageuse à laquelle on parvient entre les 27 sollicitations extérieures intempestives, qui fait mal à la tête et qui fait qu'on oublie de cligner des yeux - provoquant ainsi des yeux à la fois rouge et pleins de larmes quand on tourne la tête.
...le genre d'esprit clair. On sait où on va, ce qu'on va faire et comment et avant qu'on ne s'en rende compte : paf ! Toute la production est faite et on peut se rapatrier après ses 8h de travail quotidien.
Inutile de vous dire qu'aujourd'hui c'est cuit : les membres les plus bruyants de l'open space sont de retour (pour vous jouer un mauvais tour). Et en plus de me taper sur les nerfs, je commence à avoir la tête comme une pastèque entre les coups de fils professionnels et personnels, les discussions, la photocopieuse, les gens qui marchent ... je n'ai plus l'entraînement.
Aussi étonnant que ça puisse paraître, c'est affreusement difficile de ne pas écouter le 3e appel concernant la quête du pain du Graal de mon collègue. Le suspense est terrible...doit-il acheter une baguette, un pain de mie ou une boule campagnarde ?
S'il devait acheter du fromage, sachant qu'il y en a 360 sortes...on serait pas sortis de l'auberge. En attendant, il est 18h07 et l'épineuse question du pain n'est toujours pas résolue.
Et c'est là qu'une merveille de la technologie intervient. J'ai nommé les boules quies "Bruits forts".
Ou comment j'ai trouvé une excuse parfaitement acceptable pour ma misanthropie.
Je vais pouvoir me rouler dans ce doux murmure qu'est le bruit constant de l'open space, et ne plus me laisser distraire par les histoires des uns et les chuchotis des autres. Luxe, calme, et volupté.
Sur ce, bonne journée comme disent mes collègues à partir de 18h.
Cordialement,
Playne.

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