mercredi 29 janvier 2014

Verdure, calme et volupté.

Bonjour,

Aujourd'hui, le microcosme de l'open space est tout à fait en mutation. Après les bandes de peintures sur les murs blancs du couloir, le double vitrage transparent et les bandes décoratives sur les parties vitrées du couloir on passe à l'étape supérieure.

On a de nouvelles plantes.
Les anciennes, un peu noyées dans le marc de café commençaient à piquer du nez, et n'étaient pas vraiment en pleine forme.
Donc, on change de plantes. Oui, dit comme ça, ça ne sonne pas trop comme l'évènement du siècle. Mais ça me réjouit suffisamment pour avoir envie d'écrire.
Je ne sais pas trop pourquoi, mais j'aime bien l'idée d'avoir des végétaux autour de moi. Mon côté très terrien, certainement. Il y a clairement quelque chose, après impossible de déterminer si c'est plus l'odeur de la terre, le fait de penser un être vivant dénué de toute malveillance, ou le vert des feuilles qui me réjouit.
Le fait est qu'on a de nouvelles plantes, qui font très chic dans leur grand pot blanc avec leurs galets reluisants (pour cacher cette terre disgracieuse et certainement déplacée dans un espace de travail). Et que le couloir ressemble brièvement à ça :


Un peu de fouillis dans le monde bien ordonné de l'open space, comme un pied de nez à l'activité. Pour mes collègues c'est surtout le jardinier qui accompagnait la plante qui n'est pas passé inaperçu. J'ai eu la chance d'assister à un retour en adolescence absolument complet (une de mes collègues a poussé le vice jusqu'à le pister dans les autres étages de la tour).
Quant à moi, j'aime bien l'idée d'insérer dans l'esprit de l'urgence qui est la norme de mon activité quelque chose qui pousse, tant que ça récupère suffisamment de lumière, d'eau et de terre.
Loin des préoccupations de dossier à rendre, de deadline à tenir, de coups de fil, de discussions et de ragots...la plante est peinarde.
Pas que je veuille devenir une grosse légume, mais je dois dire que j'aimerais m'en inspirer.
Zenifier, et prendre de la distance sans perdre son ancrage, avoir toutes les contrariétés qui passent comme des coups de vent (on en deviendrait poète, pouet pouet).

Je suis en train d'éplucher ça en ce moment, et je pense que ça va m'aider à mettre en place cette philosophie du végétal.

Sur ce,

A bientôt !

Playne.


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