jeudi 10 octobre 2013

All the single ladies

...all the single ladies ! (x4)
Now put your hands up.

Bonjour,
Histoire de faire une pause, je me suis mis une petite playlist que je réserve pour les jours pluvieux où j'ai besoin d'un coup de boost. Et dans ladite playlist, il y a la chanson qui inspire mon titre d'aujourd'hui.

J'ai dîné avec une amie que j'apprécie énormément hier soir. Pour vous la faire courte, c'est une des filles les plus cool que je connaisse et plus tard (quand je serai grande donc), je voudrais lui ressembler.
J'ai repensé à ce dîner en écoutant ma playlist et je me suis dit : uh oh.
C'est peut être le fait que je sois dans la tranche d'âge adéquate, que j'habite dans une métropole, que je fréquente assez peu d'agriculteurs exploitants, mais en ce moment mon monde se sépare en deux : mes amis fraîchement célibataire et ceux qui procréent (ou s'y emploient). Je caricature, mais c'est probablement aussi l'approche des fêtes et la période post-école qui jouent un peu sur cet état de fait.

Mes amies célibataires sont toutes des femmes formidables, cultivées et belles, qui ont un job, un appart, des projets, des passions et des envies. Des filles bien, somme toute (sinon, on ne serait pas amies, me direz-vous). Mais je me suis rendue compte à l'instant qu'on vit un peu dans un monde qui te pousse à te dire que si entre 27 et 32 ans, tu n'as pas d'homme et de couple attaché audit homme, c'est comme d'avoir 50 ans et de ne pas avoir de Rolex au poignet.
Je vous invite à lancer ce clip qui me fait toujours rigoler avec le zèbre à la fin.

Du coup, j'en ai parlé avec des mâles de mon entourage, parce que ça me paraissait bizarre et je me demandais si la réciproque était vraie. Et visiblement, ce n'est pas spécialement grave d'être seul quand on est un homme à ce moment là de sa vie, puisqu'on se concentre sur son job pour grimper les échelons, etc etc.
Pourquoi une femme célibataire porte nécessairement une tare qui fait que personne ne veut d'elle ? Puisque la validation de son existence devrait passer par des standards extérieurs et qu'elle devrait s'effacer au profit de l'entité bicéphale couple.
A mon sens l'empowerment n'est pas mort, et ça me chagrine de voir que des femmes formidables que je connais se laissent plomber par le discours ambiant destiné à replacer la femme au foyer.

Laissez le début de carrière de Britney qui se lamentait de sa solitude au placard, et profitez. Pas que je regrette mes années d'histoires sans lendemain, mais je pense qu'il y a du bon à se ressourcer et à se retrouver, à faire des choses pour soi, à s'occuper de son corps et de son esprit. Et surtout à emmerder tous ceux qui vont vous dire que vous êtes imparfaites puisque vous n'avez personne. L'important dans l'affaire c'est d'être heureux, sinon je pense qu'on est mal parti.

Voilà,
Histoire de se remettre, je vous propose d'écouter un autre monument du genre : cette chanson de P!ink que j'aime beaucoup. Et une deuxième couche avec celle ci.

Bien à vous,

Playne.

3 commentaires:

  1. J'ai déjà entendu ces peurs de la bouche de ma colloc', qui à 26-27 ans se préoccupe du "cap des 30 ans". Peut-être que c'est implicitement lié à la peur de ne plus pouvoir procréer, ne pas pouvoir fonder un foyer, une famille ? En tant que "mâle", c'est vrai que je relègue complètement ces questions à plus tard, éventuellement.
    L'andropause est - sauf mauvaise aventure - plus tardive que la ménopause, mais ça n'explique en rien l'ambition masculine démesurée (que je constate également, introspectivement) en milieu professionnel.

    Venez-donc rencontrer des single Rennais, paraît-ils qu'ils sont plein de défauts, d'optimisme et de festivalités !

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  2. Réflexions intéressantes !
    Nous grandissons tous avec un modèle qu'on nous inculque, il faut se marier (ou au moins être en couple) et avoir des enfants. Je pense que ce système remonte à très loin dans notre société, un instinct de survie de l'espèce surement. Lorsqu'on ne rentre pas dans la "norme" on se sent différent et on se pose forcement des questions. Mais ces questions peuvent n'être qu'un cap et il n'y a pas qu'une manière d'être heureux, à chacun de trouver sa voie et surtout à l'entourage d'accepter les différences.

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  3. "je pense qu'il y a du bon à se ressourcer et à se retrouver, à faire des choses pour soi, à s'occuper de son corps et de son esprit"
    Oh que oui ! Pensez à soi, être égoïste (un peu), pour ne pas refaire les mêmes conneries :p

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