dimanche 13 octobre 2013

Sunday brunch #4 : Il faut souffrir pour être belle

Bonjour,
A l'heure du thé et des muffins, j'ai décidé de partager avec vous une question plutôt existentielle.
Enfin, c'est un bien grand mot, mais on en discutait hier soir au bar avec des amies et l'une d'entre elle a fait une rencontre qui l'a marquée.

Pour une raison qui m'échappe, les toilettes des femmes sont un endroit un peu étrange où on discute. Je dois dire que quand on me dis "tu m'accompagnes" j'ai toujours du mal à voir l'utilité de la chose, à part pour passer du papier toilette sous la porte en cas de besoin. Mais je me dis rétrospectivement qu'hier j'aurais peut être dû y aller pour entendre de mes propres oreilles la discussion à laquelle mon amie a assisté.
Puisque voyez vous, ça causait chirurgie esthétique. Augmentation mammaire pour être précise. Apparemment, il faut être très ferme avec son chirurgien, jusqu'au bloc opératoire, sinon on peut se retrouver avec un bonnet supplémentaire.
Soit.
Du coup, ça nous a un peu lançé sur la question. Pourquoi faudrait il souffrir pour être belle ?
Ou beau d'ailleurs, même si étonnament la question masculine se pose moins en ces termes.
Si on regarde un peu les standards de beauté féminine, il faudrait avoir la taille fine et des hanches suffisamment grandes pour pouvoir procréer, une poitrine généreuse mais ferme, une peau lisse et sans défauts, et pas de poils sur les jambes, sous les bras, le maillot impeccable avec aucun problème de repousse.
C'est juste moi ou ça défie un peu les lois de la gravité ? Pas que pour la poitrine, même si c'est le premier truc qui me vient à l'esprit. En dehors de la question du code de beauté auquel il faudrait se conformer, puisqu'il dépend plus ou moins de là où vous êtes la question de la souffrance pour l'atteindre me laisse un chouillat perplexe.
Souffrir, c'est un sacré mot quand même. Pas que ça implique un grand trajet et une grande douleur, mais c'est cette histoire de durée qui me gêne un peu. Enfin, si vous vous êtes déjà essayé de retirer des poils de votre épiderme, vous avez une idée de quoi je parle. Il faudrait endurer la chose, en serrant les dents et en occultant totalement la question du fait que ça fait un mal de chien.
Entre chirurgie, maquillage truffé de produits toxiques, les talons et les pantalons qui vous rentrent dans la couenne...j'en passe et des meilleurs.
Autant dire qu'il y a du boulot pour apprendre à s'aimer telle ou tel que l'on est, et à acter le fait que notre corps nous appartient.

Bon dimanche,

Cordialement,

Playne.

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