vendredi 4 juillet 2014

Taxi !



Bonjour,
Le vendredi, c'est ravioli et c'est aussi le jour de mon dernier article de la semaine (vous aviez remarqué que le rythme de publication avait changé ?).
 
Hier soir, j’ai eu la chance de rentrer en taxi de ma journée de travail - ce qui était appréciable puisqu'il faisait 30 degrés et que j'étais chargée comme une mule.

J'en ai profité pour discuter avec mon chauffeur, qui était tout à fait charmant. Il exerce ce métier depuis 5 ans, parce qu’il a vendu son entreprise précédente à la suite d’un pépin de santé. Du coup, il a décidé de prendre la vie avec plus de calme, ce qui ne l’a pas empêché de se stresser le bocal quand il a commencé à travailler – parce qu’il préférait démarrer en fin de nuit. Au bout de 100 personnes éméchées, violentes ou qui hurlaient quand il changeait d’itinéraire il s’est dit que c’était mieux de commencer un peu plus tard et d’avoir des horaires de journée.
Il aime bien conduire tôt le matin, surtout quand il y a des trajets longs. En général, il met de la musique douce, essaie de ne pas freiner ou accélérer trop bruyamment…et 9 fois sur 10 son client s’endort. Ce qui est compliqué, c’est de ne pas rigoler quand les personnes ont un ronflement particulièrement marqué.

Pendant 45 minutes, on a parlé de tout et de rien : des merveilles auxquelles on a le droit d’accéder quand on est dans un taxi « affaire » (pour information, entre le chargeur de smartphone, la bouteille d’eau, les bonbons et les lingettes antibactériennes il y a de quoi s’occuper), des avantages de Marx&Spencer pour sa maman qui sinon ne trouve pas sa taille et des vêtements jolis, du fait que pendant le ramadan le plus dur ce n’est pas de ne pas pouvoir boire ou de ne pas pouvoir manger – c’est de ne pas pouvoir regarder les jolies filles, qu’à La Défense on ne sort pas du béton, qu’il fait chaud et que dans son ancienne voiture il avait un pare-brise qui chauffait moins que la moyenne parce qu’il avait une couche pelliculée qui agissait comme un isolant mais qui brouillait le GPS….
 
Arrivée chez moi, je me suis dit non seulement que c’était un trajet plus sympa que d’autres (majoritairement parce que je ne craignais pas pour ma vie). Et que j’aimais bien discuter avec des personnes que je ne connais pas, échanger des idées sur tout et n’importe quoi – sans qu’il y ait de contrainte à l’interaction.
En plus, faire un trajet en taxi c’est un peu comme de se promener dans un cocon ambulant. On est au calme, loin de l’agitation du monde extérieur, et ça laisse du temps pour réfléchir (enfin, quand on ne discute pas avec le chauffeur). Une parenthèse hors du temps, en somme.

Et qui a le mérite de changer du métro blindé où fermer une porte peut prendre 15 minutes pendant qu’un rame entière peste contre l’andouille qui se dit qu’en appuyant un peu ça peut passer. Ou d'éviter le retour à 4h du matin depuis un coin pas forcément sympathique, ce qui peut avoir un peu d'intérêt.

Sur ce, 
Bon week-end !

Playne.

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