Cette semaine, j'ai vaincu la procrastination qui me guettait sérieusement depuis exactement un mois et je me suis remise à mes séances d'abdominaux/gainage/pompes. Inutile de dire qu'au bout de 2 jours j'avais l'impression d'avoir enfilé une salopette de douleur tellement j'avais mal aux pectoraux et aux dorsaux. Paradoxalement, je supporte mieux d'avoir mal aux abdos et aux jambes.
Après un mois d'inactivité, entre le pied qui a décidé de se faire la malle et le manque de temps, j'avais un peu peur de ce que ça pouvait donner. Pas tant au niveau purement physique, parce que je sais qu'en fait mon corps est infiniment plus résistant que ce que je peux bien penser, mais plus au niveau volonté.
Je ne suis pas apathique, ou dénuée de volonté, loin de là. Juste que quand il s'agit de se lever le matin à 7h pour commencer la journée par suer pendant 30 minutes avec un verre d'eau à mon actif...je manque de courage. J'ai la chance de fréquenter le strong silent type, qui est un être humain fantastique à de nombreux égards, mais qui excelle dans deux choses : les encouragements et le renforcement musculaire. C'est donc plutôt agréable de travailler des mouvements avec les conseils d'un expert de la question, et de pouvoir rectifier sa posture pour éviter de se faire mal (l'éternel coup du "j'ai mal au cou après avoir fait mes abdos"). Mais ça aide aussi d'avoir quelqu'un qui compte à haute voix les secondes, ou les minutes quand le but de l'opération est de ne pas se laisser tomber au premier bout de gainage.
Le gainage, c'est un léger exercice d'humilité. Etant donné que j'ai un pied qui ne me permet pas de prendre un appui solide dessus, je fais mes gainages sur les genoux en ce moment. Et c'est intéressant d'observer que ce qui tombe d'abord, ce n'est pas les abdos, mais la volonté. J'ai réussi plusieurs fois à tenir au delà de 30 secondes, voire à m'écrouler à plus d'une minute. Mon corps n'a pas changé entre deux répétitions, tout se joue à l'état d'esprit dans lequel je suis pendant l'exercice.
Histoire de me conditionner positivement, je me dépasse à chaque exercice. Mais pas de trop. Au lieu de tenter les 5 minutes de gainage du premier coup, je dépasse d'une seconde. C'est tellement anecdotique que c'est impossible de rater. Sauf que ça entraîne un autre muscle : celui de ma volonté. Je travaille à me prouver que je peux dépasser ce que je pense être impossible ou trop difficile à atteindre, et à force je me dis qu'un jour je vais certainement tenir mes 5 minutes de gainage moi aussi.
Peut être que ça prendra des années, mais en attendant d'y arriver je me serai créé des micro-victoires à répétition qui m'auront donné confiance en mes capacités. Et c'est peut être plus important que d'arriver à 5 minutes de gainage sur les coudes.
Sportivement vôtre,
Playne.
PS : Une chanson que j'adore, qui va plutôt bien avec le discours que je tiens à ma petite musique intérieure.
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