Bonjour,
Aujourd'hui, c'est un peu la fête dans mon open space. Le manque de vacances, la charge de travail, le séminaire collectif convivial et obligatoire qui a lieu demain et globalement l'état de fatigue général de mes petits congénères fait que ça piaille sacrément cet après midi.
Quand on essaie de se concentrer, c'est pas forcément l'idéal.
Ceci étant dit, je viens d'assister à un moment d'anthologie. Le principe même de l'open space étant que toute parole prononcée est par essence tombée dans le domaine public, avoir une conversation sur les marques d'attention de son conjoint me paraît plutôt courageux.
Mais passons. J'ai donc devant moi deux personnes qui épluchent en long et en large les marques d'attention produites par leurs conjoints respectifs.
Quelque chose qui m'échappe toujours un peu, c'est le concept de la revanche dans le couple. Visiblement, l'un des conjoints avait fait une bourde, et devait donc se racheter auprès de sa douce en l'emmenant au restaurant. Si c'est une méthode de résolution des conflits qui marche, pourquoi pas...Enfin, chacun son truc.
La conversation a pris un tour réellement intéressant une fois le motif du rachat nécessaire analysé de fond en comble.
Il fallait mettre un prix sur le dîner. Quantifier la repentance. Là encore, il a fallu débattre. Je pense que si j'avais noté le raisonnement, on aurait pu en construire une grille tarifaire particulièrement détaillée.
Une fois la question résolue (pas en dessous de 100 euros par personne quand même !), la conversation a dérivé vers l'un des sujets de prédilection des deux personnes en question.
Le prix optimal pour une bague de fiançailles.
Quelques trente minutes plus tard, la question n'est toujours pas résolue. Il faut que ça soit cher, mais pas trop, en tout cas moins que l'alliance. Parce qu'il faut aussi penser aux frais à engager pour la cérémonie, le château, les poneys, tout ça... Et il faut aussi qu'elle soit belle. Et chère, quand même un peu, sinon ça veut peut être dire que l'autre ne s'investit pas. Ou qu'il économise pour l'alliance, au choix. Il n'y a pas de juste milieu, j'ai l'impression.
Le vrai débat n'est pourtant pas là. Le débat porte surtout sur le poids, la fréquence et l'intensité des preuves d'amour matérielles.
On touche au cœur du problème, à savoir réussir à quantifier l'amour porté à l'autre. En espèces sonnantes et trébuchantes.
A les entendre parler, leur moitié pourrait parfaitement s'apparenter à un sugar daddy, ou à un DAB avec option conversation. Je dois dire que ça me laisse un peu rêveuse.
A quel moment on en arrive à quantifier ça ?
A décréter que pour telle ou telle interaction/occasion/moment de la relation il faut offrir des fleurs, acheter des chocolats, inviter au restaurant, ...?
A partir du moment où chaque interaction semble prescrite, j'ai du mal à voir quelle place est laissée à l'échange, au partage et plus généralement à la spontanéité. Plus ou moins à l'affection et à l'amour aussi, s'il faut en imposer les preuves.
Je préfère encore un thé le matin.
Bonne soirée !
Playne.
mardi 25 mars 2014
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Et quand il n'y a pas de marques d'attention ?! ............
RépondreSupprimervans