jeudi 20 mars 2014

Essai / Erreur



 Bonjour,
Depuis hier, je suis en formation sur un nouvel outil que je vais être amenée à utiliser très régulièrement dans le cadre de mon travail. Nous sommes six à être formés en même temps, et si ce n’est pas une affaire de génération, je peux observer un écart relativement flagrant entre la progression des participants. 

Du coup, j’ai une chanson en tête  qui colle assez bien à la situation : 

L’objet sur lequel je suis formé est relativement technique, au sens où il s’appuie sur des bases statistiques, d’analyses particulières et qu’il faut apprendre à jongler avec une méthode et les différentes fonctionnalités de l’outil.
C’est dans ce genre de moments où on repère assez rapidement des caractéristiques personnelles : est ce qu’on est analytique ou synthétique ? Est ce qu’on a besoin de comprendre tous les processus et la philosophie de chaque module de traitement de l’information ? Est-ce qu’on demande 45 fois le bon chemin avant de cliquer sur le bouton « OK » ?
 
On a fait un exercice pratique pour démarrer la matinée de ce deuxième jour de formation. J’ai fait l’exercice en 10 minutes, mes petits camarades ont pris à peu près une heure. Certes mon résultat de sortie était moins glamour, mais efficace pour ce que je voulais en faire.
 
J’ai conceptualisé le logiciel sur lequel je suis formée comme un système d’entrées-sorties avec des filtres, des poulies, des pots de peinture et des machines à fabriquer des blocs. Du coup, au lieu de passer du temps à essayer de comprendre ce que fait chaque module, je passe du temps à comprendre comment combiner les données entre elles. Clairement, je suis du côté des synthétiques. Tous mes petits camarades sont analytiques, donc ils épluchent tout depuis le début, et reviennent sur la genèse de tout l’outil pour chaque point de détail.
Mes petits camarades attendent d’avoir vu la démonstration avant d’essayer eux-mêmes. 


La différence majeure réside donc dans le fait que quand je ne sais pas comment faire, je bidouille. Je fais des essais, quitte à tout effacer ensuite. Particulièrement pour quelque chose comme ça où il n’y a pas d’enjeu du tout, je m’en donne à cœur joie et j’essaie un peu toutes les combinaisons possibles…Quitte à faire planter le machin et à créer des erreurs inconnues de la formatrice.

Je ne pense pas qu’il s’agisse d’une affaire de génération, puisque je suis loin d’être née dans un bain de big data. Ni avec un ordinateur vissé aux mains, ni avec une capacité innée à faire des recherches sur Internet. 
C’est toujours quelque chose qui m’amuse énormément, le fait de s’extasier sur les enfants en bas âge qui jouent avec une tablette. Les poupons constatent l’enthousiasme de leur parents, imitent les gestes et a fortiori apprennent à manipuler lesdits objets. C’est juste une affaire de pratique, pas de prédisposition.

Sur ce, la pause est finie – je retourne bidouiller mes données !

Bon après-midi,
Playne.

1 commentaire:

  1. Je pense que ta bonne estime de toi est la différence: tu es ok avec l'idée de faire des erreurs, alors que d'autres vont chercher à minimiser les erreurs afin de paraître.... (remplir la fin de la phrase à sa guise) plus intelligents, plus fiables etc...

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