Depuis quelques temps maintenant (le changement, c'est maintenant) je m'astreint à une routine.
Que mon copain le Trésor définit de façon "vieillie" comme : "Connaissance, habileté acquise par l'expérience, la pratique plus que par l'enseignement ou l'étude." De nos jours, le terme est plutôt péjoratif.
En pratiquant un peu la chose, j'y reviendrai plus loin, j'y vois quelques avantages - et quelques inconvénients aussi.
Pourquoi la stratégie de la pantoufle ? C'est simple. Une pantoufle, c'est doux, c'est chaud et ça a le côté un peu rassurant de la maison. On se protège les pieds avec, créant ainsi une barrière impénétrable avec les tommettes frigogelées de la cuisine le matin.
Si c'est un élément de confort, c'est certainement loin d'être un modèle d'élégance et d'esthétisme. Mais on s'en fiche, car son essence est d'être confinée à des activités d'intérieur et d'être molles et confortables.
La stratégie de la pantoufle consiste donc à se créer une routine, remplie de petites habitudes qui permettent de rendre le quotidien plus confortable. Qui n'a jamais entendu "moi je ne peux rien faire tant que je n'ai pas bu mon café le matin" ou "Si je ne prends pas mon
Si vous vous maquillez, vous avez certainement une routine : commencer par le teint, les yeux, le mascara, les sourcils, etc.
Après moult recherches, j'ai décidé de tester une partie de ce qu'explique Leo Babauta, dont je vous ai déjà parlé. Je m'astreint à une routine du matin et une routine du soir.
Celle du matin ressemble à ça :
Facile à suivre. L'enchaînement réveil et méditation est assez étrange à suivre, pour être parfaitement honnête. Une fois sur deux, je ne fais qu'émerger. Souvent, je sors de mes 15 minutes de méditation tout à fait réveillée, et plutôt détendue (un peu l'effet "j'ai fait une sieste de 20 minutes en plein milieu de l'après-midi et je m'en suis réveillée comme une fleur"). Je n'ai pas encore le réflexe de considérer que le réveil doit s'enchaîner avec une activité que je considère comme "calme".
La routine du soir est un peu différente, et ressemble à ça :
Dans ces routines, j'essaie de repérer les éléments déclencheurs. Et de me conditionner pour ce qui n'est pas encore automatique. Par exemple, écrire le soir n'est pas encore totalement acquis, donc je me force. J'allume une bougie, histoire d'associer "bougie allumée" et "écrire" et je me pose à mon bureau. Je passe en revue mes TMI (les trois choses que je veux faire dans la journée), j'écris ceux du lendemain, et je note dans mon carnet d'entraînement mes nombreux exploits sportifs.
Et je m'y tiens. C'est ça le plus compliqué dans l'affaire. Il y a forcément un jour où j'ai plus envie de dormir que d'écrire ou de méditer, et de bouquiner que d'aller courir ou boxer.
Rester motivé dans la durée, c'est le plus compliqué. C'est pour ça que je commence petit, et que j'élargis au fur et à mesure le champ d'action.
Le plus statisfaisant, c'est de constater qu'il y a des progrès ou des changements. J'ai moins de mal à émerger le matin, j'ai minci, et j'ai le sentiment d'avoir des journées mieux remplies (comprendre : avec des trucs que j'aime vraiment faire dedans) et plus productives (une fois que j'ai dépilé mes trois choses prioritaires, je peux me concentrer plus sereinement sur le reste de ce que j'ai à faire).
Histoire d'en apprendre plus sur le sujet, je vous invite à consacrer 15 minutes de votre vie à ce Ted Talk particulièrement chouette :
Sur ce, bonne pantoufle,
...et bon week-end !
Playne.


0 commentaires:
Enregistrer un commentaire