Hier, j'ai eu la chance infinie de participer à un séminaire organisé pour la branche d'activité à laquelle je suis rattachée. Champagne, petits fours, intervenant extérieur, théâtre, activité de cohésion de groupe...Tout y était.
Après, on adhère ou on n’adhère pas spécialement à ce genre
d’évènements. Il y a ceux qui restent pour la conférence, ceux qui partent à la
pause, et ceux qui attendent avec impatience la nourriture.
Le plus amusant – comme je travaille dans un métier où la composante sociale est prédominante – c’était d’observer sur le moment le comportement de mes congénères.
On avait un joli clivage : ceux qui faisaient semblant d’y croire, et ceux qui assumaient de ne pas vraiment être dans le truc. C’est un peu comme dans un concert : il y a les groupies du premier rang qui sautent partout et qui n’en peuvent plus ; et ceux qui sont au fond de la salle et qui boivent de la bière en observant la scène d’un œil critique.
Le plus amusant – comme je travaille dans un métier où la composante sociale est prédominante – c’était d’observer sur le moment le comportement de mes congénères.
On avait un joli clivage : ceux qui faisaient semblant d’y croire, et ceux qui assumaient de ne pas vraiment être dans le truc. C’est un peu comme dans un concert : il y a les groupies du premier rang qui sautent partout et qui n’en peuvent plus ; et ceux qui sont au fond de la salle et qui boivent de la bière en observant la scène d’un œil critique.
Ce matin, on retrouve un peu le clivage – mais il s’exprime
de façon différente. Tout le monde a plus ou moins la mine enfarinée, et une de
mes collègues est visiblement restée jusqu’au bout de la nuit (elle porte
encore sa robe moulante et son chignon compliqué fait maintenant salement la
tête…). Mais tout le monde est redevenu totalement sérieux. Oubliés les
instants si intenses de la veille, à danser collé-serré sur du « Get Lucky »,
oubliées les coupes de champagne, oubliés les regards complices et avinés des
fumeurs.
Les questions rituelles de la matinée semblent être « Alors, t’as chopé ? » (question adressée à
robe moulante) ou « C’est l’avantage de ne pas boire, on se souvient de
tout. » / « C’est l’avantage de boire, on ne se souvient pas de tout. »
« Pas trop crevé ? » « Non ça va, tu sais j’ai l’habitude
de dormir trois heures avec le dossier X alors la soirée… » « J’ai
vachement mal au ventre, je crois que j’ai trop picolé hier. » « On
fait le point en début d’après midi plutôt ? ».
On prend les mêmes, et on recommence, en quelque sorte. Sauf qu’on tente d’être
décent en débriefant de la soirée, tout en ne s’avançant pas trop pour que
personne ne devine qu’on a trouvé ça pas terrible. Ce qui est un peu délicat
quand on débat du twerking d’un chef, de qui a pécho quoi, et de la culotte
orpheline de la fin de la soirée. Ceci étant dit, les 3h assis sur une chaise
parfaitement inconfortable ont aidé à faire de la conférence précédant l’amusement
un moment incroyablement douloureux.
Le véritable débat est de savoir qui est parti quand – pour pouvoir quantifier l’engagement et la motivation, bien entendu – et qui est arrivé le plus tôt ce matin. On ne se refait pas, la compétition peut se faire pour tout et n’importe quoi. Là, mes collègues qui débattent sont en train d’essayer de quantifier qui a le plus bu, en faisant des pondérations en fonction du type d’alcool consommé.
Le véritable débat est de savoir qui est parti quand – pour pouvoir quantifier l’engagement et la motivation, bien entendu – et qui est arrivé le plus tôt ce matin. On ne se refait pas, la compétition peut se faire pour tout et n’importe quoi. Là, mes collègues qui débattent sont en train d’essayer de quantifier qui a le plus bu, en faisant des pondérations en fonction du type d’alcool consommé.
Étant donné que j’ai courageusement fui le moment optimal de
la convivialité, je sens bien qu’on m’en veut personnellement. Parce que oui,
même si ce n’était pas un moment fantastique il était impératif de souffrir
tous ensemble, en équipe…
Je sens que la journée va être folklorique, entre ceux qui avancent un peu zombifiés, et ceux qui compensent leur fatigue par une hyperactivité bruyante (réduisant les premiers dans un état un peu misérable, quand même). Le lendemain de cuite au bureau, ça doit faire mal…
Je sens que la journée va être folklorique, entre ceux qui avancent un peu zombifiés, et ceux qui compensent leur fatigue par une hyperactivité bruyante (réduisant les premiers dans un état un peu misérable, quand même). Le lendemain de cuite au bureau, ça doit faire mal…
Sur ce, bonne journée !
Cordialement,
Playne.
0 commentaires:
Enregistrer un commentaire